Sophie Calle

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Pas pu saisir la mort (2007)
Video della francese Sophie Calle che racconta la morte della madre.
Video che ci porta a sedersi al capezzale nelle ultime fasi della malattia.

Inquadratura fissa.
Un video apparentemente freddo. Testimone distaccato della fine di una vita.
Ma … vedendolo, si lascia la sala con una forte emozione che lascia spazio a questioni mai risolte.
Un opera che riesce a creare un contrasto tra l’immobilità della morte e il movimento degli spettatori nella sala.
Di seguito, sia infrancese che in inglese, l’ultima lista dei desideri della madre prima di morire.

Monique voulait voir la mer une dernière fois.
Le mardi 31 janvier, nous sommes allées à Cabourg.
Dernier voyage.
Le lendemain, “pour partir avec de beaux pieds”: dernière pédicure.
Elle a lu Ravel, de Jean Echenoz. Dernier livre.
Un homme qu’elle admirait depuis longtemps, sans le connaître,
est venu à son chevet. Dernière rencontre.
Elle a organisé la cérémonie des obséques: sa dernière fête.
Derniers préparatifs: elle a choisi sa robe de funérailles
- bleu marine à motifs blancs -,
une photographie où elle grimace pour sa pierre tombale,
et comme épitaphe: Je m’ennuie déjà!
Elle a écrit un dernier poème, pour son enterrement.
Elle a élu le cimetière du Montparnasse comme adresse définitive.
Elle ne voulait pas mourir. Elle a remarqué que c’était
la première fois de sa vie qu’elle n’était pas impatiente.
Ses dernières larmes ont coulé.
Les jours précédant sa mort, elle répétait sans cesse:
“C’est bizarre. C’est bête”.
Elle a écouté le Concerto pour Clarinette en la majeur,
K.622 de Mozart. Pour la dernière fois.
Son dernier souhait: partir avec, en musique.
Dernière volonté: “Ne vous faites pas de souci”.
“Souci” fut ainsi son dernier mot.
Le 15 Mars 2007, à 15 heures, dernier sourire.
Dernieur souffle, quelque part entre 15 heures 02 et 15 heures 13.
Insaisissable.
Monique wanted to see the sea one last time.
On Tuesday, January 31, we went to Cabourg.
The last journey.
The next day, “so my feet look nice when I go”: the last pedicure.
She read “Ravel”by Jean Echenoz. The last book.
A man she long admired but never met came to her bedside.
Making a friend for the last time.
She organized the funeral ceremony: her last party.
Final preparations: she chose her funeral dress,
-navy blue with a white pattern-,
a photograph showing her making a face for the tombstone,
and her epitaph, “I’m getting bored already!”
She wrote a last poem, for her burial.
She chose Montparnasse cemetery as her final address.
She didn’t want to die. She said this was
the first time in her life she didn’t mind waiting.
She shed her last tears.
The days before her death, she kept repeating:
“It’s odd. It’s stupid.”
She listened to the “Clarinet Concerto in A major, K 666.”
For the last time.
Her last wish: to leave with the music of Mozart in her ears.
Her last request: for us not to worry.
“Ne vous faites pas de souci.”
Souci was her last word.
On March 15, 2006 at 3 P.M., the last smile.
The last breath, somewhere between 3:02 and 3:13.
Impossible to capture.